Diderot

Publié le par M.PIROU-LANGLAIS

DIDEROT

Denis Diderot (1713-1784)

 

Diderot est issu d’une famille d’artisans aisés. Brillant élève, il refuse la carrière ecclésiastique et s’enfuit à Paris où il achève ses études. Il mène au Quartier latin une vie marquée par le manque d’argent. Il épouse à 30 ans une jolie marchande de lingerie. Quelques années plus tard, Diderot affiche son matérialisme dans la Lettre sur les aveugles. Le 24 juillet 1749, il est arrêté et enfermé au château de Vincennes. Libéré après quelques mois, il se consacre à la rédaction de l’Encyclopédie. Pendant vingt ans, Diderot recrute des collaborateurs, rédige des centaines d’articles, ruse avec la censure. Doué d’une énergie peu commune, il développe en même temps son œuvre romanesque et théâtrale. À partir de 1759, il fournit également de riches comptes rendus des tableaux exposés dans les salons de l’Académie de Paris. À 60 ans, l’écrivain philosophe se rend auprès de Catherine II, l’impératrice de Russie, qui cherche à appliquer dans son pays les doctrines des Lumières. Diderot meurt à 71 ans, quelques mois après la disparition de son ami d’Alembert.

 

Les Salons : Tous les deux ans, les membres de l’Académie de peinture et de sculpture présentaient leurs œuvres au public dans une exposition à laquelle on donna le nom de : Salon. À partir de 1759, dans la description qu’il fait des tableaux du salon de Paris, Diderot crée une critique d’art qui exprime avec enthousiasme et liberté les sentiments éprouvés par le spectateur passionné devant la peinture. Diderot mesure la beauté d’une œuvre à l’intensité de son émotion. Il insiste sur le pathétique de la scène beaucoup plus que sur l’art du peintre : il veut être attendri, effrayé, bouleversé. Grâce à ce goût de l’émotion, il inaugure la critique enthousiaste et ouvre ainsi la voie à la critique admirative des Romantiques, de Chateaubriand en particulier.

 

Le texte étudié appartient au thème des ruines, qui convient parfaitement à la sensibilité préromantique et sera très en faveur à la veille de la révolution : on ira jusqu’à bâtir de fausses ruines dans les jardins à l’anglaise.


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Publié dans français

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S
C'est ce tableau qu'il faut ?
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M
<br /> Oui !<br /> <br /> <br />