Rousseau

Publié le par M.PIROU-LANGLAIS

ROUSSEAU

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

 

Rousseau, qui a perdu sa mère à sa naissance, est élevé par son père à Genève. Alors qu’il est apprenti, il rentre un soir si tard qu’il se heurte aux portes fermées de la ville de Genève. Il décide alors de partir à l’aventure. Il est recueilli à Annecy par Mme de Warens. En 1742, il s’installe à Paris où il découvre les salons littéraires et devient l’ami de Diderot. Il se lie avec Thérèse Levasseur, une servante, dont il a cinq enfants : tous sont abandonnés à l’Hospice des enfants trouvés. Il compose un opéra qui est joué avec succès. Engagé auprès des philosophes dans leur combat pour les Lumières, Rousseau se retrouve peu à peu isolé. Voltaire, qui a foi dans le progrès, lui reproche en effet sa condamnation de la civilisation dans le Discours sur les sciences et les arts ou dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (Rousseau est convaincu que la civilisation a perverti les hommes et fait ainsi l’éloge du « bon sauvage », exalte l’homme naturel et condamne les injustices nées de la propriété). En 1762, condamné par le Parlement pour les idées défendues dans Émile ou De l’éducation, menacé d’arrestation, Rousseau est obligé de fuir. Il mène alors une vie errante avant de mourir, à 66 ans, peu après son installation à Ermenonville.

 

Le philosophe de la nature et de la sensibilité : Que ce soit à travers les essais philosophiques, les romans (La Nouvelle Héloïse) ou l’œuvre autobiographique (Les Confessions et Les Rêveries du promeneur solitaire), Rousseau met en évidence la sensibilité de l’homme qui souffre au contact de la société. Il apparaît lui-même comme un être incompris qui revendique l’expression de ses émotions, de ses rêves et de ses désirs. Sa vie et son œuvre manifestent l’importance du rapport de l’homme avec la nature : c’est dans la solitude, face à la beauté des paysages, que Rousseau retrouve en lui la richesse d’une sensibilité corrompue par la civilisation. Chacun de ces thèmes prépare directement l’avènement du mouvement romantique, qui verra en Rousseau l’un de ses précurseurs.

 

Les Rêveries du promeneur solitaire (1776-1778) : Rousseau s’est isolé et écrit surtout pour lui-même. Les limites entre la réalité et l’imagination s’estompent. Le style imite ces flottements de la mémoire et de la sensation, va au rythme du vagabondage, du chant des oiseaux, des bruits de la nature, des variations du paysage. L’imagination dérive, source de bonheur et même d’extase, un état de sensation pure, où il n’est plus temps de raisonner et de débattre.

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Publié dans français

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T
Rousseau c'était un peu "faites ce que je dis, pas ce que je fais" ...très sarkozyste en fait !
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